04 mai 2007
violences à Anjouan, un soldat de
l'armée tué, un autre disparu
Photo Mohamed Bacar
03 mai 2007
COMMUNIQUÉ DE PRESSE DE
SEM LE PRÉSIDENT DE LA COMMISSION DE L’UNION AFRICAINE
02 mai 2007
Réaction
de la communauté internationale face à la situation d’Anjouan
29 avril 2007
L'autorité
de l'union ou la crise sans fin ?
Elections présidentielles des îles
La tension est montée d’un cran à Anjouan
Moroni, lundi 30 avril 2007 (HZK-Presse)
Quarante huit heures après la décision de la Cour constitutionnelle
constatant « l’expiration du mandat de Mohamed Bacar, président de l’île
autonome d’Anjouan, depuis le 14 avril 2007 à minuit », le chef de l’Etat a
pris dans la soirée du samedi 28 avril, un décret désignant Houmadi Kaambi
[actuel président de l’assemblée de l’île] en qualité de chef de l’exécutif
d’Anjouan par intérim.
Ahmed Abdallah Sambi a tenu à « prendre
acte » de l’arrêt de la haute juridiction qu’il avait lui-même saisi sur le cas
d’une « vacance de la fonction due à une fin de mandat », pour en tirer les
conséquences en estimant que Mohamed Bacar « ne saurait continuer à exercer ses
fonctions ».
Le nouveau chef de l’exécutif de l’île par intérim devra, selon le même décret
du président Sambi, assurer la gestion des « affaires courantes » et mettre en
place un nouveau gouvernement consensuel, représentatif des forces politiques
de l’île.
La mouvance du colonel Bacar refuse de reconnaître la légalité d’un tel
gouvernement par la voix de Djaffar Salim, ministre de l’intérieur et numéro
deux de l’exécutif insulaire déchu.
Les autorités politiques au pouvoir à Anjouan ont immédiatement réagi en
fermant le port et l’aéroport, et en déployant des patrouilles militaires dans
Mutsamudu et sa banlieue. Joint au téléphone par HZK-Presse, un habitant a
confirmé la tension qui règne dans l’île au cours des dernières 24 heures.
La même source affirme que dans la nuit de dimanche « un accrochage a été évité
de justesse » non loin du quartier où se trouve la résidence privée du
président de l’Union, Ahmed Abdallah Sambi, entre des éléments de l’armée
nationale de développement (And) et un groupe armée de la force de gendarmerie
d’Anjouan (Fga).
HZK-Presse apprend par ailleurs de sources concordantes que des officiers
réservistes ont rejoint ce matin le quartier général de l’And, à la demande des
autorités centrales pour renforcer la sécurité de ses représentants dans l’île,
dont certains auraient été « victimes d’actes d’intimidation », notamment Antoy
Abdou, Secrétaire général du gouvernement.
Le président de l’île par intérim, Houmadi Kambi, qui pourrait annoncer dans
les heures qui viennent, la formation de son gouvernement de transition, serait
placé sous haute protection.
Ce matin les observateurs constataient « un calme précaire », et le climat
politique restait encore très tendu. La population commence à manifester des
signes d’inquiétude, affirme le correspondant de HZK-Presse dans l’île.
Un conteneur a été placé au milieu de la piste d’atterrissage de l’aéroport de
Ouani, pour empêcher tout mouvement d’avion. L’ambassadeur d’Afrique du Sud à
Moroni devrait se rendre ce matin en mission à Anjouan.
Beaucoup de parents ont préféré ne pas envoyer leurs enfants à l’école, pour
des raisons de sécurité. L’on craint que cette situation ne dégénère en
affrontement entre partisans du colonel Mohamed Bacar candidat à sa propre
succession, et une opposition qui s’organise autour de six des huit candidats à
la prochaine élection présidentielle des 10 et 24 juin prochain.
Juste avant la publication du décret à l’origine de ce regain de tension sur
l’île d’Anjouan, les représentants de la communauté internationale en poste à
Moroni étaient reçus en audience par le président Sambi.
Ce dernier les a interpellé devant « la grave tournure que pourrait prendre
l’évolution du processus électoral dans cette partie du territoire national »,
selon une déclaration du ministre des relations extérieures Ahmed Ben Said
Jaffar.
**La cour constituionnelle déclare illégal le maintien du président
Mohamed Bacar**
Moroni,
vendredi 27 avril 2007 (HZK-Presse)
Le colonel Mohamed Bacar ne peut
être candidat à sa propre succession à la présence de l’exécutif d’Anjouan tout
en assurant lui-même l’intérim à compter du 14 avril dernier à minuit. C’est ce
qui ressort de la décision rendue ce vendredi 27 avril, à 11 h 30 par la Cour
constitutionnelle, qui était saisie de trois recours émanant d’un groupement
des forces d’opposition d’Anjouan, du gouvernement central et des autorités
anjouanaises.
**Anjouan**
Crise des institutions, de l’autorité de l’Etat ou
autres manœuvres ?
l'ORTC, interdit d'émettre à Nioumakélé Selon
KZK-Presse, la gendarmerie d'Anjouan aurait confisqué l'émetteur-relai installé
récemment dans l'île pour couvrir la région de Nioumakélé, zone jusque-là non
couverte par la radio nationale. Les responsables locaux de l'ORTC attendent un
geste des autorités nationales avant d'installer un autre émetteur.
Actuellement, l'ORTC n'est écouté à Anjouan que dans la seule région de
Mutsamudu. Depuis 1997 c'est la RTA (radio télévision d'Anjouan), radio
séparatiste, qui est devenue la principale station d'informations dans l'île.
Les autorités anjouanaises réfléchiraient par ailleurs à la soumission d'une
autorisation préalable à toute installation d'émetteur par l'ORTC. En décembre
2006, les autorités d'Anjouan avaient déjà confisqué les armes de l'Armée
Nationale sous prétexte que l'Union ne les avaient pas prévenues.
l'Union renvoie le dossier à la cour
constitutionnelle*
A l’issue du conseil des ministres de l’Union tenu à
Anjouan le 18 avril, le gouvernement de l’Union déclare ceci : Le chef de
l'Exécutif d'Anjouan, Mohamed Bacar a été élu pour un mandat de cinq ans qui
est arrivé à son terme le 14 avril 2007 à minuit. De ce fait, le Gouvernement
constate la situation de vacance suite à cette échéance. Le Gouvernement de
l'Union considère que des dispositions légales doivent être prises rapidement
pour combler ce vide. En effet, la poursuite de l'exercice du pouvoir, de
l'ex-Chef de l'Exécutif de l'île, en dehors du mandat est inconstitutionnelle,
car autant son mandat ne pouvait être raccourci, autant il ne peut être
prolongé de quelque manière que ce soit. Le Gouvernement de l'Union a introduit
un recours à la Cour Constitutionnelle afin que soit constaté la fin de ce
mandat et qu'un traitement approprié de la période transitoire soit mis en
œuvre afin de préserver l'ordre constitutionnel, la sécurité des citoyens, la
sérénité des institutions et des futures élections insulaires. Le Gouvernement
de l'Union des Comores attire l'attention de la Cour Constitutionnelle sur
l'urgence et la gravité de la situation qui prévaut à Anjouan ; Le Gouvernement
de l'Union des Comores appelle à la vigilance de la communauté internationale
et lui demande de lui apporter son concours dans le règlement de la crise
institutionnelle à Anjouan afin d'éviter à la population de cette île des
nouveaux traumatismes; Le Gouvernement de l'Union lance un appel à la
population de l'Union, et en particulier celle d'Anjouan, de ne pas céder à la
provocation et préserver la paix sociale en vue des futures échéances
électorales.
( Source KWELI )
Arrivée du président de l’Union à Anjouan
Mercredi 18 avril 2007
Sambi appelle les anjouanais à imposer un
changement total dans leur île
Mutsamudu,
mercredi 18 avril 2007 (HZK-Presse) – C’est avec la même ferveur qu’il y a 11
mois que les sympathisants du président Sambi, composés essentiellement des
jeunes et des femmes ont accueilli à l’aéroport de Ouani ce mardi 17 avril, en
début d’après-midi, le président de l’Union des Comores accompagné des membres
de son gouvernement et de son cabinet, 72 heures après l’expiration du mandat
du chef de l’exécutif de l’île.